Atlantique

ATL1 & ATL2
samedi 13 septembre 2008
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Atlantic-1 plus connu sous le nom de Breguet Atlantic Successeur de l’Atlantic-1 (ATL1) plus connu sous le nom de Breguet Atlantic , l’Atlantique (ou ATL2) de Breguet - Dassault Aviation est un appareil de patrouille maritime (PATMAR) à long rayon d’action, doté d’une endurance et d’une étonnante maniabilité, lorsqu’il s’agit d’évoluer au ras de l’eau à la poursuite d’un sous-marin.

Un peu d’histoire

Lockheed P2V-7 Neptune Le 14 Décembre 1956, les membres du conseil de l’OTAN, commencèrent à étudier un nouvel avion de PATMAR (Patrouille Maritime) pour remplacer le Lockheed P2V-7 Neptune de construction Américaine. La fiche programme fut établie par des experts militaires venant de 10 pays Européens et fut envoyée aux différentes sociétés aéronautiques le 21 Mars 1958.
Les principales spécifications étaient :
- Une autonomie de 18 heures.
- Une vitesse de croisière de 300 nds. (555 km/h)
- Une panoplie complète d’armements et senseurs.

ATL1 Le 30 Janvier 1959, le Br-1150 Atlantic motorisé par des turbopropulseurs Rolls-Royce Tyne fut sélectionné par l’OTAN parmi 21 projets. Le 2 Octobre 1961, la SECBAT (Société Européenne pour la Construction du Breguet Atlantic) fut crée.
Les sociétés suivantes prirent part au programme :
- Breguet & Dassault-Aviation (France).
- Fokker (Pays-Bas).
- Dornier & Siebel (Allemagne)
- SABCA, Fairey & Fabrique Nationale Herstal (Belgique).
Les turbopropulseurs Tyne étaient fournis par Rolls-Royce, SNECMA-Hispano, FN et MTU ; les équipements électroniques par des sociétés Américaines. Les chaînes de production ont été installées dans les usines Breguet de Toulouse.
Quatre prototypes furent construits. Le premier effectua son vol initial le 21 Octobre 1961 avec Bernard Witt, Roméo Zinzoni et René Périneau aux commandes. Le second vola le 23 Février 1962, piloté par Yves Brunaud, M. Raymond et René Périneau.

Performances

ATL2 L’Atlantic était un avion de 43 t équipé avec deux moteurs Tyne de 5 500 ch, capable d’accueillir douze membres d’équipage pendant 18 heures (8.000 km) à 650 km/h. La commande officielle est passée le 6 Juin 1963 : 20 avions pour la France (finalement 40), 20 pour la RFA.
En 2007, les ATL2 de la marine française ont subi une cure de jouvence en recevant notamment une nouvelle avionique et de nouveaux systèmes d’armes. La nouvelle avionique permettra à l’appareil d’être conforme aux normes OACI en vue d’une meilleure intégration dans les espaces aériens. Le premier appareil ainsi modifié porte le numéro de cellule 1.
Depuis le mois de juillet 2008, les Dassault Atlantique 2 sont certifiés bombardier, ce qui leur permet de larguer quatre bombes à guidage laser GBU-12 Paveway II. Toutefois ils ne bénéficient pas d’un pod de désignation laser ce qui les oblige à être épaulé par un autre avion ou qu’un TacP (contrôleur aérien avancé) au sol éclaire sa cible.
L’Atlantique 2 embarque notamment : Atlantique 2 - ATL2
- Un détecteur d’anomalies magnétiques, capable de repérer la masse métallique d’un sous-marin en plongée à faible profondeur.
- Un radar Iguane, capable de détecter sur 360° des cibles de surface de très faible dimension, même par mer forte.
- Un système de détection d’émissions radar ARAR 13, capable d’intercepter et d’identifier des émissions très brèves à grande distance.
- Un détecteur infrarouge (FLIR) permettant l’identification de jour comme de nuit, des cibles de surface à grande distance.

Missions

Les Atlantique 2 et leurs équipages doivent aujourd’hui faire face à quatre grandes catégories de mission :
- sûreté et soutient de la Force océanique stratégique, en escortant les sous-marins de la force de dissuasion dans le proche Atlantique,
- missions de service public (en soutient des Falcon 50 dont font partie le secours au large, la surveillance du trafic et des infractions maritimes,
- missions de guerre électronique et de renseignement,
- projection à l’étranger en soutient du groupe aéronaval.
Quatre points d’emport sous les ailes et une vaste soute permettent de mettre en oeuvre un armement aussi varié que les missions auxquelles doit faire face l’avion. Bouées de détection sous-marine et torpilles peuvent être employée contre les sous-marins. Contre les cibles en surface, l’Atlantique 2 peut tirer le célèbre missile AM-39 Exocet. Quant à l’aide aux naufragés, elle se fait en larguant des "chaînes SAR", ensembles de survie articulés autour d’un canot gonflable, dont un exemplaire est embarqué à demeure dans la soute de l’avion.

Versions

- ATL1 : produit à 87 exemplaires sa production cessa en1974
- ATL2 : produit à 28 exemplaires. L’ATL2 est une version profondément modifiée de l’ATL1. Il en conserve la cellule et les moteurs. La modernisation porte sur le radar, l’ensemble ESM ainsi que le FLIR. Il peut emporter l’AM-39, les torpilles Mk46 et MU-90 ainsi que des bombes guidées laser dans un futur proche (? - voir discussion). La France projette de l’équiper avec des AM39 Exocet. Il est a noté que l’orthographe du nom à changé avec l’ATL2 ("Atlantique 2" au lieu de "Atlantic").
- ATL3 : prototype modernisé équipé de deux Allison AE 2100. Le projet a été abandonné faute de commandes.

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Guide de reconnaissance

ATL2 - Guide de reconnaissance

Ailes trapézoïdales à mi-hauteur ; dôme de contre-mesures électroniques au sommet de la dérive ; détecteur d’anomalies magnétiques (MAD) en cône arrière ; deux turbopropulseurs ; radar ventral rétractable ; grande surface vitrée au niveau du cockpit avec de nombreux montants ; fuselage bilobé

Principales Caractéristiques

Type ATL1 ATL2
1er Vol 21/10/61 08/05/81
Mise En Service 1965 1990
Envergure (m) 36,30 37,50
Longueur (m) 31,75 31,70
Hauteur (m) 11,33 11,10
Surface alaire (m²) 120,34 Idem
Masse max. au décollage MTOW (tonne) 43,5 46,5
Masse max. à l’atterrissage (tonne) -/- -/-
Masse max. utile (tonne) -/- 3,6

Principales Caractéristiques d’Exploitation

Type ATL1 ATL2
Motorisation 2x turbopropulseurs SNECMA/Rolls-Royce Tyne RTy.20 Mk.21 de 6 106 ch Idem
Kérosène max.(kg) -/- 13.500
Ravitaillement en vol non non
Vitesse (km/h) 660 max. 648 – croisière 315
Altitude de croisière 9.145 Idem
Autonomie (km) 7.400 18h ou 9.000 avec réserve
Equipage 2 pilotes, 1 mécanicien, 1 officier coordinateur tactique, 5 opérateurs électroniciens et 1 à 3 observateurs Idem

Equipement

Type ATL1 ATL2
Radar Thomson-CSF DRAA-2B, MAD, ARAR / ARAX / ALR ESM, système Autolycus, Doppler Janus, bouées acoustiques ARR-52, ASA-20 et AQA-5, caméras Omera-35 Système de direction de combat Loti (Logiciel de traitement de l’information) centralisé autour d’un calculateur digital tactique Mitra 125 X. ; Radar Iguane ; MAD (Magnetic anomaly detector) ; Crouzet DHAX-3 ; Système FLIR ; Caméra thermique Tango ; Système de traitement des bouées acoustiques DSAX-1 Sadang ; Détecteur ARAR-13

Armement

Type ATL1 ATL2
Missile anti-navire AS-12, AS-20 et AS-30, missile anti-radiation AS-37 Martel, Mk 44 puis Mk 46 et L4, mines de 250 kg, grenades et bombes ASM.  2 missiles AM 39 ou 8 torpilles Mk 46 ou MU 90 ;Grenades anti-sous-marines ;Bouées acoustiques (3 tonnes au total) ;Charge militaire en soute : 3 600 kg (torpille, missiles anti-navires)

Sources : Wikipédia , Marine Nationale , Aviation-fr.info


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