Trafic aérien - Réduction des séparations avec les autres avions liées aux turbulences de sillage

mercredi 17 janvier 2007
popularité : 6%
1 vote

Simulation numérique des tourbillons de sillage d'un avion de transport Un avion porté par l’air laisse toujours derrière lui un sillage constitué de tourbillons, d’autant plus puissants que la masse de l’appareil est importante.
Dans ce plan perpendiculaire à la trajectoire de l’avion, les plus gros tourbillons ont été générés aux extrémités des ailes. Becs et volets, braqués en phase de décollage, sont la source des plus petits structures.

Schéma explicatif La masse d’air mise en rotation est très importante et les vitesses induites peuvent aller jusqu’à 30 m/s, ce qui ne manquerait pas de déstabiliser un avion les traversant, voire de provoquer sa chute. C’est le mélange de ces tourbillons avec les jets issus des turboréacteursqui crée les trainées de condensation que l’on peut observer dans le ciel.

Tourbillons dans les phases de décollage et/ou d'atterrissage Ces tourbillons sont gênants aux abords des aéroports car ils imposent aux avions de respecter entre eux une très grande distance de sécurité. Invisibles en conditions normales, ils sont difficiles à étudier.

Airbus A380 : Réduction des séparations avec les autres avions liées aux turbulences de sillage.

Les tourbillons sont vus clairement En novembre 2005, au moment des premiers vols d’essais de l’ Airbus A380 , l’OACI avait fixé des règles draconiennes de séparation entre le nouvel Airbus et les autres avions, en raison des risques de turbulences de sillage que pouvait engendrer sa taille exceptionnelle.

Une campagne de test, consistant à faire mesurer par des capteurs au sol ou par un avion suiveur les effets réels de la turbulence de sillage a été menée par Airbus en collaboration avec les contrôleurs aériens français, pendant la période de certification de l’ Airbus A380 , au cours de plus de 180 heures de vols. Turbulence de sillage

Ces campagnes de mesures, validées par un groupe de travail de l’OACI comportant des experts de la Federal Aviation Administration ( FAA ), d’ Eurocontrol , des Joint Aviation Authorities ( JAA ) et d’ Airbus , ont permis de montrer en particulier que l’ Airbus A380 ne générait pas en vol de croisière plus de turbulence qu’un Boeing 747-400 .

Tourbillons à l'atterrissage d'un Boeing 747 En conséquence les séparations horizontales et verticales en vol de croisière ont été ramenées à celles appliquées pour les autres avions.

Dans les phases de décollage et d’atterrissage des séparations particulières ont été maintenues, mais l’espacement initial de 10NM* entre l’ Airbus A380 et un autre avion le suivant a été ramené à 4 NM pour un autre Airbus A380 , 6NM pour un autre gros porteur ( Boeing 747-400 ou Famille A330/A340 ) et 8NM pour un moyen porteur ( Famille A320 ou Famille B737 ).

Ces nouvelles normes de séparation vont faciliter l’intégration de l’ Airbus A380 dans la circulation aérienne et lui permettre d’apporter un réel gain de capacité grâce à sa taille exceptionnelle. Tourbillons au catapultage d'un F18

*NM : 1 Nautical Mile = 1852 mètres.

Autres Articles :
-  Technique - Focus sur les Winglets
-  Trafic aérien - Comment sont contrôlées les routes du ciel ?
-  Trafic aérien - Comment suivre une route dans le ciel ?


Agenda

<<

2017

>>

<<

Septembre

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301

Statistiques

Dernière mise à jour

lundi 25 septembre 2017

Publication

468 Articles
Aucun album photo
2 Brèves
9 Sites Web
5 Auteurs

Visites

168 aujourd'hui
288 hier
1987415 depuis le début
23 visiteurs actuellement connectés